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Les ados boudent Facebook ... mais pour faire quoi?

La tendance suspectée depuis quelques années a été confirmée par les responsables financiers du plus grand réseau social en ligne: les ados délaissent Facebook. Mais que font-ils alors...?

Facebook a dû se résoudre à jouer franc-jeu et confirmer l'évidence: les adolescents, à défaut de quitter le navire, se montrent moins actifs sur le réseau social numéro un. Oui, le public cible, celui que tout le monde s'arrache, celui que tout le monde veut séduire, délaisse une plate-forme largement ringardisée outre-Atlantique où l'on peut depuis trop longtemps croiser ses oncles et tantes voire, comble de l'embarras, ses propres parents!

David Ebersman, directeur financier de l'entreprise, l'admet: "Nous avons en effet constaté une diminution du nombres d'utilisateurs actifs au sein des tranches d'âges les plus jeunes", confie-t-il, relayé par Forbes. Les chiffres le prouvent, enquête à l'appui dans plus de trente pays: en quelques mois à peine, Facebook aurait perdu 20% de sa clientèle adolescentes dont une chute record aux Pays-Bas et une perte de 16% aux Etats-Unis.

Où vont-ils?
S'il l'ont prend en considération les tendances des principaux marchés, généralement prophétiques à l'échelle mondiale, les applications mobiles prennent le pouvoir. WeChat (Chine), Vine, Instagram, Snapchat, Flickr, Skype, WhatsApp, Twitter, Google+... et même Facebook Messenger se retrouvent devant l'application principale de Facebook en nombre d'utilisateurs planétaires actifs. Si la première citée demeure étroitement liée au marché asiatique, toutes les autres figurent en bonne place sur le smartphone de l'ado d'aujourd'hui.

La croissance record de Facebook a parfois alimenté les espoirs des plus optimistes quant à la possibilité, à terme, de bâtir un lieu de rendez-vous pour l'ensemble de l'humanité. Les ados vont peut-être tout simplement en décider autrement...