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On pourra bientôt tweeter après la mort

Oubliez le spiritisme: aujourd'hui, la façon la plus simple de communiquer avec les morts est d'utiliser Twitter. En mars prochain, une nouvelle application permettant de tweeter après la mort, LivesOn, sera lancée.

L'application utilise des algorythmes pour analyser votre comportement sur la toile ainsi que votre façon de vous exprimer. Vous pourrez ainsi rester présents sur internet même après votre mort.

Comme l'explique le slogan: "When your heart stops beating, you'll keep tweeting" (Quand votre coeur arrêtera de battre, vous continuerez à tweeter). Dave Bedwood, partenaire de Lean Mean Fighting Machine, l'agence publicitaire londonienne qui développe l'application, a déclaré au Guardian: "Les réactions sont très vives et opposées, sans parler des questions philosophiques et éthiques. Cela choque certaines personnes mais d'autres sont enchantées. Imaginez un peu si les gens voyaient cela comme une façon légitime et facile de continuer à vivre. La cryogénie coûte les yeux de la tête alors que cette application est gratuite et je suis prêt à parier que cela fonctionnera mieux qu'une tête congelée".

Mia Smith, la quarantaine et patronne de magasin, a déjà fait part de son intérêt. C'est la possibilité de laisser une "espèce de trace ironique" qui l'attire. "Mais je ne suis pas sûr que cela intéressera quelqu'un de lire une version électronique de moi même. Quelque part, c'est quelque chose de très prétentieux".

Problèmes juridiques et éthiques
La montée de "l'héritage électronique" pose déjà quelques problèmes juridiques et éthiques:  l'utilisation des mots de passe du défunt par des membres de la famille constitue une violation des conditions d'utilisation de bien des sites internet. De plus, les photos ou les messages ne sont pas faciles à léguer; une procédure doit être respectée. D'ailleurs, les représentants de Facebook  se sont déjà opposés à ce que les familles puissent forcer le réseau social à lui donner les données de la personne décédée.

Quiconque s'inscrit à LivesOn doit nommer une personne qui prendra le contrôle de son compte. Le site DeadSocial laisse lui le contrôle du compte au défunt. Il s'agit d'un "outil d'héritage électronique" qui vous laisse créer une série de messages à envoyer à titre posthume via Facebook ou Twitter. "Cela permet de mettre en valeur vos souvenirs, de continuer vos relations et de créer quelque chose de valeur pour ceux qui sont encore en vie", explique James Norris. Il prend le côté émotionnel de l'application très au sérieux. En effet, son équipe a travaillé avec un docteur spécialisé dans les soins palliatifs.

Fantômes électroniques
Cependant, l'impact que pourraient avoir de tels sites sur le deuil n'est pas encore connu. Pamela Rutledge, directrice du centre de recherche de psychologie des médias (Media Psychology Research Centre), dans le Massachusetts, estime que des sites comme DeadSocial représentent une "extension numérique" des lettres papier. Mais pour elle, les applications permettant de créer des messages artificiels au nom du défunt sont plus problématiques. "Et si quelqu'un venait tourmenter ou traquer ses lecteurs? Si les réseaux sociaux étaient à l'avenir hantés par des fantômes électroniques, continueriez-vous à vous connecter ?

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