Une application de retouche photo accusée de racisme

Le filtre censé rendre les utilisateurs de FaceApp plus séduisants est pointé du doigt.

Les applications de photographie, proposant retouches et modifications du visage ont la côte, et FaceApp n'échappe pas à la règle. Mais la nouvelle application, très populaire depuis son lancement en janvier, est aujourd'hui accusée de racisme.

L'application propose notamment à ses utilisateurs de rajeunir, ou vieillir leur visage, ou encore de les rendre "plus beaux" grâce à son filtre "hot". Et c'est justement cette dernière option qui fait polémique. Pour vous rendre plus sexy, FaceApp affine notamment votre nez... et blanchit votre peau.

De nombreux internautes se sont donc insurgés sur Twitter et dans les commentaires de l'Itunes Store, et ont accusé l'application de "whitewashing": "FaceApp nous apprend qu'être blanc, c'est être beau", "J'adore l'idée que supprimer mes lunettes et blanchir ma peau me rend plus séduisante. Mes pires craintes ont été confirmées", "FaceApp n'est pas seulement nulle, elle est aussi raciste".

"Effet secondaire malheureux"
Face à ces critiques, Yaroslav Goncharov, le PDG de l'entreprise, s'est excusé auprès du site Mashable. "Nous sommes profondément désolés pour ce problème incontestablement sérieux. C'est un effet secondaire malheureux du réseau sous-jacent, ce n'est en aucun cas intentionnel", a-t-il expliqué, mettant en cause l'intelligence artificielle utile au fonctionnement de l'application.

Le filtre a également rapidement été renommé "Spark" pour "exclure toute connotation positive".

Ce n'est pas la première fois qu'une application est accusée de racisme. Il y a quelques mois, Snapchat avait été épinglé sur les réseaux sociaux. L'appli proposait un filtre qui véhiculait des stéréotypes racistes envers les Asiatiques en ajoutant des yeux bridés sur les visages pris en photo. Un filtre qui, selon les dires de l'entreprise, était censé rappeler les personnages de dessins animés.