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Antoine de Caunes rate ses débuts au Grand Journal

VideoAntoine de Caunes, très attendu à la présentation du Grand Journal sur Canal+, a connu des débuts fastidieux.

"J'ai envie que la parole circule, qu'on s'amuse, que ce soit un peu le bordel", confiait de Caunes à Télé 7 Jours à propos de la façon dont il envisageait le "Grand Journal" sous sa coupe. Où est la déconne promise? était-on en droit de se demander hier/lundi à l'issue de ce grand retour. Seule l'arrivée de Benoît Poelvoorde façon feu d'artifice aura sauvé la mise à de Caunes.

Pourtant, l'animateur nous avait fait mijoter à coups de bande-annonce et avait mis en scène son arrivée sur le plateau du Grand Journal façon boxeur qui entre sur le ring. Le moins que l'on puisse écrire, c'est que le combat aura été rude. Antoine de Caunes battu par K.O.

Manuel Valls, un invité peu propice à la déconne
Certes, il s'agissait de la première et comme l'a dit l'animateur, "on essuie les plâtres". Mais malgré un accueil en fanfare par le public, dès les premiers mots, on a senti pointer l'ennui voire le flop, qui s'est confirmé lorsque les tentatives de blague lues sur prompteur par de Caunes, ont fait chou blanc.

Il est vrai que le choix du premier invité, le ministre de l'intérieur Manuel Valls, sur la très sérieuse question de la sécurité en France, était peu propice à la déconne. Là, on a retrouvé Jean-Michel Apathie pour l'interview politique, secondé par Jeannette Bougrab, nouvelle recrue du show -charmante par ailleurs- mais qui aura à peine eu le temps d'en placer une. Elle ne sera pas la seule à être passée à la trappe puisque la chronique littéraire d'Augustin Trapenard n'aura tout bonnement pas lieu, faute de temps.

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Et Benoît arriva...
Il faudra attendre l'arrivée de notre compatriote Benoît Poelvoorde pour se débloquer les zygomatiques. Toujours à l'aise devant les caméras, le Belge a immédiatement fait mouche avec une boutade dont il a le secret: "Dis donc, c'est un p'tit bordel ici, Antoine! Je sens une tension, un énervement, alors que rien n'a changé. C'est le même décor, le même public..." On peut difficilement lui donner tort. Sa séquence vidéo visant à convaincre Woody Allen -qui devait initialement être présent sur le plateau- de venir tourner à Namur aura permis à l'émission de relâcher la tension encore quelques minutes. De même avec l'arrivée de la Miss Météo, Doria Tillier, grimée façon actrice porno avec un accent à couper au couteau, qui fera monter la température de la France avec une prestation osée mais tellement bien assumée.

Il faudra à Antoine de Caunes encore un peu d'entraînement pour confirmer l'excellente audience de cette première, dopée par son retour et l'absence d'émission concurrente -pour l'instant- sur les autres chaînes.

Une séquence plagiée?
Notons par ailleurs que la nouvelle séquence du "Grand Journal", un enchaînement de mini sketchs, intitulée "Et pendant ce temps", doit faire face aujourd'hui à une accusation de plagiat. Selon un twitto, il ne serait qu'une pâle copie de "Meanwhile" de Thomas Ridgewell, producteur et comédien anglais, qui a confirmé ce sentiment en twittant plus tard: "Il semblerait que ma vidéo Meanwhile ait été piquée par une télé française. C'est flatteur, sincèrement".

L'attente est peut-être encore plus forte ce soir pour la deuxième du "Grand Journal" façon Antoine de Caunes. Une fois les couacs de débuts maîtrisés, on espère le revoir plus détendu. Allez, lâche-toi Antoine!

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