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Capture d'écran. © iTélé

"Audrey Pulvar a voulu faire la maligne"

VideoBernard Tapie est revenu sur le clash qui l'a opposé à Audrey Pulvar sur i>Télé dimanche soir. Il en a profité pour décerner les bons et les mauvais points aux journalistes du paysage audiovisuel français.

Invité à répondre aux questions d'Audrey Pulvar dans l'émission "18H Politique" dimanche soir sur i>Télé, Bernard Tapie s'est emporté lorsque la journaliste a voulu aborder ses démêlés judiciaires. Une démarche mal appréciée par l'homme d'affaires qui a refusé de façon musclée de répondre à la moindre question de ce type.

"Je suis un salaud"
Lundi, Bernard Tapie est revenu sur cette prise de bec, assurant n'avoir rien contre l'ancienne chroniqueuse de "On n'est pas couché". "Audrey, c'est une femme que j'aime beaucoup. Je l'ai vue à plusieurs reprises, notamment quand je jouais au théâtre. Je n'ai rien à lui reprocher", a-t-il tempéré sur Le Point. Avant toutefois de la recadrer. "Elle a eu envie de faire la maligne. Bon, après, je suis un salaud, je lui mets le nez dans son ignorance et lui fais valoir à l'antenne qu'il est curieux qu'elle enfreigne le secret de l'instruction, alors que, moi-même, j'y suis astreint".

"Elle m'interroge d'abord sur une affaire commerciale - la reprise de Nice-Matin - qui est l'objet d'une procédure dans laquelle le secret de l'instruction n'existe pas, puis s'étonne que je sois plus disert là-dessus que sur une autre affaire qui relève du droit pénal... Je me contente de lui donner une leçon de droit, elle n'a pas apprécié. Point final."

Un but à Fabien Barthez
L'ancien président de l'Olympique de Marseille profite d'avoir la parole pour régler ses comptes avec la corporation. "La plupart utilisent les rendez-vous avec leurs invités comme des faire-valoir. (...) Aujourd'hui, la plupart des intervieweurs se disent qu'ils vont marquer un but à Fabien Barthez et pensent que tout est possible pour y parvenir! Le paradoxe, c'est qu'après mon face-à-face avec Audrey Pulvar, Michaël Darmon est entré sur le plateau. Il m'a posé des questions plus embarrassantes que les siennes, mais sur un ton plus calme et posé."

Parmi les journalistes qu'il dit respecter figurent Gilles Bouleau (TF1), Michel Field (LCI), Ruth Elkrief (BFMTV) et appréciait Anne Sinclair "qui essayait de débusquer ce qui se cachait derrière la personnalité qu'elle interrogeait. Sans agressivité". Selon lui, tout est une question de format d'émission et de personnalité du journaliste, peu informés de certains dossiers.

"Ce que je ne supporte pas, ce sont ces journalistes et ces émissions dans lesquelles on survole l'info. Audrey Pulvar - on y revient - parce qu'elle ne maîtrisait pas le dossier qui m'oppose au Crédit lyonnais et au Consortium de réalisation me demandait de répondre par oui ou par non à des questions complexes qui font l'objet d'années d'enquêtes et d'instructions ! Soyons sérieux. Non à l'info self-service!".