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Charline Vanhoenacker © DR

Charline Vanhoenacker taclée par un patron de radio: “Les humoristes pas drôles, ça existe”

L’interview accordée par Charline Vanhoenacker au quotidien le Parisien suscite de vives réactions. Après avoir été confrontée à la réplique de Thierry Ardisson, la journaliste belge a été prise pour cible par Didier Maïsto, le patron de Sud Radio France. Il lui reproche d'avoir “insulté ses auditeurs”. 

Un avis tranché sur le PAF et des dents qui grincent. Depuis dimanche et la publication d’une interview marquée du sceau de l’anti-langue de bois, Charline Vanhoenacker compte les retours de bâtons. Si Thierry Ardisson est venu chez elle, dans les studios de France Inter, pour régler ses comptes, Didier Maïsto a lui choisi le plateau de Morandini Live. 

La raison de sa colère? Les propos de la Louviéroise “hallucinée” d’observer comment certains médias français déroulent le tapis rouge aux partis d’extrême droite. “Les médias sont responsables de la banalisation des idées de Marine Le Pen. Surtout ceux comme Sud Radio, dont les théories d’Alain Soral sont le fonds de commerce”.

“Qu’elle arrête de cracher sur la France”

Appelé à réagir, le patron de Sud Radio entame par une pique préalablement distillée par Thierry Ardisson. “Je ne vais pas attaquer Charline Vanhoenacker, il l’a déjà fait. Elle a essayé de faire la télé et a tenu 15 jours. Les humoristes pas drôles, ça existe.” 

Avant de préciser que le Rassemblement national est “un parti qui est financé par l’ensemble des Français”. “Lors des élections, il y a une période de stricte égalité. Le CSA nous classe parmi les meilleures radios pour le respect du pluralisme et du temps de parole. Je ne fais que respecter la loi”, poursuit-il au micro de Jean-Marc Morandini. “Si Madame Vanhoenacker veut faire de la politique, qu’elle retourne en Belgique et arrête de cracher sur la France. Qu’elle aille lutter contre le Vlaams Belang.”

Selon lui, ce sont des millions d'auditeurs qui sont insultés par Charline Vanhoenacker. “J’ai demandé à Sibyle Veil, patronne de Radio France, des excuses publiques à la hauteur de l’outrage public qui a été porté par cette dame dans Le Parisien (...) Cela salit toute mon équipe, tous les gens qui viennent à Sud Radio. Je ne savais pas que l’on travaillait sur une radio révisionniste ou négationniste”.