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Fabrice et Briac (Pékin Express): “On a peut-être perdu, mais on a gagné une grande amitié”

Interview exclusiveLes favoris de l’aventure “Pékin Express” font leurs adieux. Samedi soir sur RTL-TVI, les téléspectateurs ont eu la tristesse de voir partir le binôme d’inconnus après un parcours presque sans faute. Au lendemain de leur élimination, Fabrice et Briac se sont confiés avec émotion à 7sur7, et en ont profité pour faire une dédicace à leurs supporters belges.

Qu’est-ce que vous avez pensé l’un de l’autre lorsque vous vous êtes rencontrés pour la première fois?

Briac: Au début j'étais sur le cul de voir arriver une belle blonde, bien élancée, élégante... Après j’ai directement vu son sac de l’Ironman [une compétition internationale de triathlon, NDLR] et j’ai compris qu'il était très sportif. Je me suis dit que ça allait bien le faire, et en effet ça s’est bien passé jusqu’à la fin.
Fabrice: Moi j’ai vu un petit bonhomme que j’ai pris au saut du lit à 4h30 du matin. Je suis arrivé ventre à terre, déguisé en Indiana Jones, le couteau entre les dents, à crier “Room Service!” Il m’a regardé il s’est dit: “Qu’est-ce que c’est ça?” Je me suis dit que c'était pas gagné avec ce petit. Et tout compte fait, ça a fait quelque chose de pas mal. On avait une belle alchimie. 

Votre différence d’âge, c’était plutôt un atout ou un inconvénient ?

Briac: Ni l’un ni l’autre. On n’a pas senti cette différence d’âge. Après, ça reste un atout, car il m’a appris pas mal de choses, notamment avec les gens. Le langage des pairs comme il dit. C’est très appréciable à voir et à vivre.
Fabrice: J’ai apaisé un peu ce personnage bouillonnant qu’est Briac. Il a sa personnalité, je n'étais pas là pour le changer. Pour l’améliorer, peut-être, et encore... Ça serait prétentieux de ma part. Je lui ai expliqué qu’il valait mieux mettre l’énergie qu'on avait dans la compétition plutôt que dans des engueulades. Quant à la différence d’âge, je ne l’ai pas sentie non plus. Il m’a tiré vers le haut. Je me suis retrouvé une âme de gamin. C’est magnifique, ce qu’il s’est passé entre nous. On a peut-être perdu, mais on a gagné une grande amitié. 

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Tout s’est arrêté d'un coup... Tous les facteurs malchances étaient réunis. L’étoile qu’on avait au-dessus de la tête est partie.

Fabrice

Après avoir enchaîné les victoires et les participations aux épreuves d’immunité, vous avez eu un sacré coup dur en Colombie. Qu’est-ce qu’il s’est passé? La faute à pas de chance?

Briac: La Colombie ne voulait pas de nous. Je ne sais pas ce qu'il s’est passé. On a pataugé. On ramait tout le temps à l’arrière de la course. On n’a pas compris, parce que ça ne s’était jamais passé comme ça pour nous.
Fabrice: Ça ne se voit pas trop à l’écran, mais on a aussi galéré pour trouver un logement. Il faudrait des heures d’antenne pour tout montrer, mais je peux vous le dire: on a galéré de A à Z. Pour le stop, pour manger, pour se faire loger: rien ne passait. Ils ne nous voulaient pas en Colombie... Tout s’est arrêté d'un coup... Tous les facteurs malchances étaient réunis. L’étoile qu’on avait au-dessus de la tête est partie. 
Briac: Jusqu’au duel final, ça m’a suivi. Et finalement, on a perdu...
Fabrice: Deux voitures qui se trompent et qui t'emmènent au mauvais endroit sur un parcours de 15 kilomètres, tu le payes cash! Plus l’enveloppe éliminatoire.... C'était un gros coup de massue.

On vous sent ému en repensant à cette élimination.

Fabrice: Ça m’a fait quelque chose de revoir les images à la télévision. Je les ai découvertes comme vous. Quelle impatience, d’attendre son binôme comme ça sur cette place. C’était long.

Justement Fabrice, qu’est-ce que vous vous êtes dit en voyant Thomas arriver avant Briac lors du duel final?

Fabrice: Je vais être assez rabat-joie, mais c’est l’une des images les plus fortes qu'il me reste de “Pékin Express”. Il faut bien s'imaginer que j’attends depuis longtemps, que les secondes sont des minutes et que les minutes sont des heures. J’ai confiance en Briac, je sais qu'il va passer devant et là j’entends que ça s’échauffe,  je vois cette voiture qui déboule sur la place, et je vois Thomas arriver, plein d’adrénaline, il crie, et moi je me dis “C’est pas possible, c’est fini”. Et là tout s’écroule, tu refais le film de l’aventure. Je pensais que c'était un rêve éveillé. J’attendais un truc, n’importe quoi, que Stéphane [Rotenberg] sorte quelque chose de son chapeau. Je ne m’attendais vraiment pas à rentrer à Paris le lendemain, c’était tellement brutal. 

Qu’est-ce que vous retenez de cette aventure?

Briac: Tout! À part l’étape en Colombie, tout s’est passé comme sur des roulettes. Mais notre première victoire pour moi reste magnifique. Arriver sur cette place à Guatemala City, Stéphane qui nous donne la première amulette. C’était la plus belle émotion. On l’attendait, cette victoire.
Fabrice: L’aventure “Pékin Express” ça ne se raconte pas, ça se vit. Oui, à travers les images on peut faire passer un peu d’émotion, une certaine complicité, mais encore une fois c’est quelque chose qu’on a tous les deux dans les tripes. Si on peut l’exprimer tous les deux tant mieux, mais ça reste difficile à raconter, en tout cas pour moi. 

Vous seriez prêts à vous relancer dans la même aventure ensemble ? 

Briac: Direct! On veut la revanche. C’est pas possible autrement. Je ne peux pas rester sur cette fin, avec mon esprit de compétition et cette entente que j’ai avec Fabrice. Ce n’est pas possible de rester sur une telle défaite. Je n’ai pas vraiment pu me battre, ou uniquement contre des faits de course. Je suis dégouté d’être sorti comme ça donc il me faut une revanche.
Fabrice: Moi c’est pareil, mes sacs sont toujours prêts. Je suis un vagabond, il n’y a pas grand-chose qui me retient ici. J’attends un coup de téléphone d’une production qui nous proposerait de repartir. Tous les jours on en rêve. On n’a pas envie que ça s’arrête. C’est trop brutal, je ne pensais pas que ça serait si difficile à vivre. Le retour est très difficile. Quand on revient, on trouve tout lisse, un peu banal. Alors je m’isole un peu, j’essaie de gérer et j’attends que ça passe.

Heureusement, Fabrice et Briac peuvent compter sur le soutien de leurs fans, dont de nombreux Belges. Cette interview était d’ailleurs l’occasion pour eux de leur faire une petite dédicace. “Merci à tous les Belges pour leur soutien. On reçoit plein de messages. On leur fait de gros bisous!”, lance Fabrice. Quant à Briac, il en a profité pour faire un petit clin d'œil à son cousin belge. Pas de doute, l’absence du duo d’inconnus se fera beaucoup sentir dans l'épisode de la semaine prochaine.