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Intervilles revient sans vachette, les critiques pleuvent: “On touche à nos traditions”

La mythique émission de télévision Intervilles s’apprête à faire son grand retour. Désormais produite par Nagui, elle trouvera place dans la grille estivale de France 2 après plus d’une décennie d'absence. Un come-back qui se fera sans les vachettes. Une décision critiquée par certains amateurs du programme qui pointent une attaque “aux traditions” et un excès de “bien-pensance”. 

L’esprit d’Intervilles, mais sans vachette. Voilà le pari avancé par Nagui et son équipe de production.  Fervent défenseur de la cause animale, l'animateur préféré des Français avait corrélé sa participation à l'aventure à l’absence de vachette. 

 “Cela été très clair dès le départ: il n’y aura pas l’utilisation des petites vaches pour la nouvelle formule d’Intervilles donc, que les gens qui s’en émouvaient sachent que ce ne sera pas le cas”, avait récemment annoncé Olivier Minne, qui coprésentera le divertissement,  au micro du Sud Radio. 

Un choix qui ne fait pas l’unanimité. “Appeler une émission Intervilles sans les vachettes, c’est une aberration. Je connais les convictions de Nagui et je les respecte mais je pense qu’il a fait un amalgame par rapport à la tauromachie espagnole”, estime Pierre Robin qui a créé sur Facebook un groupe baptisé “Non à Intervilles sans vachette”. 

“On enlève l’essence même”

 “Les téléspectateurs de toute la France ont adhéré à ce programme grâce aux vachettes”, poursuit le comptable de Mont-de-Marsan, interrogé par nos confrères de La Dépêche. “Là, on enlève l’essence même de ce qui a fait le succès de l’émission”

Un courroux partagé par Vincent Gouanelle, conseiller départemental du Bas-Armagnac. “Jusqu’où peut aller la bien-pensance bobo bio des urbains? Et demain qu’est-ce qu’on va supprimer? Les courses landaises? Pourquoi pas les courses de chevaux?”,  questionne l'élu du Gers, des propos relayés par RTL France. 

 “Au nom d’une transition écologique où la place de l’animal devient prépondérante, on touche à la ruralité et aux traditions. On veut nous donner des leçons depuis Paris, ça c’est très pénible.”