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"Je ne suis pas aussi lourd qu'à la télévision sinon je ne choperais jamais"

Maximilien Dienst est le caractère fort de la huitième saison de "Top Chef", diffusée tous les lundis sur RTL-TVI. Âgé de 23 ans, il a été adoré ou détesté mais personne ne lui a été indifférent. Depuis quatre ans, il tient, avec son père, le restaurant étoilé Les pieds dans le plat à Hotton. Et s'il a tenu à participer à l'émission, c'est parce qu'il voulait se lancer un nouveau défi.

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Je connais­sais les trois chefs pour leur carrière mais je ne suis pas du style à idolâtrer quelqu'un

Maximilien à propos d'Hélène Darroze, Philippe Etchebest et Michel Serrand

D'où vous vient cette passion pour la cuisine?
Mon père tient un restaurant depuis 25 ans mais malgré ça, je n'étais pas prédestiné à la cuisine. J'ai commencé à travailler dans des restaurants les week-ends parce que j'avais besoin de sous pour payer mes sorties. J'ai ensuite fait l'école hôtelière puis je suis parti en France. A l'époque, je ne parlais pas avec mon père. Mais finalement, je suis revenu en Belgique, nos relations se sont améliorées et maintenant, je travaille avec lui depuis quatre ans.

En 2016, la production de l'émission vous avait déja approché mais vous aviez refusé d'y participer. Pourquoi avoir accepté cette année?
J'ai refusé la première fois parce que notre restaurant venait de recevoir une étoile. Et puis l'aventure ne me tentait pas plus que ça. Je n'avais d'ailleurs jamais regardé l'émission. Mais aujourd'hui, ça fait quatre ans que je travaille dans la même cuisine. Quand la production est revenue vers moi, j'ai accepté parce que j'avais envie d'essayer autre chose. Et puis, ça pouvait également faire une bonne visibilité pour notre restaurant.

Lors de l'émission, vous avez été choisi par Hélène Darroze pour intégrer sa brigade. Auriez-vous préféré un autre chef?
Non, en réalité, je n'avais pas de préférence. Je connaissais les trois chefs pour leurs carrières mais je ne suis pas du style à idolâtrer quelqu'un. Pour tout vous dire, je n'ai pas mis leurs portaits dans ma chambre. Je suis passionné de cuisine mais pas obsédé. Par contre, ce que j'aurais aimé, c'est que nous puissions travailler avec les trois chefs, faire une sorte de tournante pour voir un peu de tout.

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Il n'y a jamais eu de de­mi-me­sure. Je suis soit adoré soit détesté.

Maximilien à propos de sa réputation

Comment se passent les journées à "Top Chef"? On imagine qu'il doit y avoir beaucoup de stress.
C'est un peu stressant, en effet, mais pas autant que dans ma cuisine. Je veux dire par là que je suis beaucoup plus stressé de préparer des plats pour mes clients que pour trois chefs. Tout simplement parce que ce sont mes clients qui me paient à manger. Si je rate un plat, il y a de grande chance qu'ils ne reviennent plus au restaurant. Faire tourner une enseigne chaque jour est quelque chose de bien plus stressant que de participer à "Top Chef".

Au fil des épisodes, certains téléspectateurs vous ont adoré alors que d'autres vous ont détesté, vous reprochant, entre autre, de parler plus de filles que de cuisine. Comment vivez-vous cela?
Ça ne me fait pas grand chose. Je suis comme ça dans la vie de tous les jours. Je ne suis pas différent de l'image que j'ai montrée dans "Top Chef". J'ai toujours été soit adoré soit détesté. Il n'y a jamais eu de demi mesure. Je suis conscient que je ne peux pas plaire à tout le monde.

Avant de participer à "Top Chef", y avait-il une épreuve que vous redoutiez particulièrement?
Oui. Celle des desserts. Tout simplement parce que je suis cuisinier et pas pâtissier. Ce sont deux métiers différents. Comme un coiffeur et un garagiste.

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Je suis ouvert à toutes propositi­ons. Mais pas seulement en cuisine. Je pourrais aussi tourner dans un film porno.

Maximilien à propos de son avenir

Depuis votre participation, est-ce que votre restaurant attire plus de monde?
Je ne dirais pas que la clientèle a augmenté puisque le restaurant marchait déjà très bien avant l'émission. Mais par contre, elle a un peu changé. On reçoit, par exemple, plus de jeunes qu'avant. Ils viennent pour découvrir une autre cuisine. C'est quelque chose de positif.

On a vu que Julien Lapraille (candidat de la saison 5 de Top Chef) s'est lancé notamment dans une carrière en télévision. Est-ce que c'est quelque chose qui vous plairait?
J'admire énormémement Julien Lapraille parce que c'est quelqu'un qui sait ce qu'il fait. Mais nous sommes différents. Je ne suis pas sûr que cuisiner devant les caméras pour des ménagères de 50 ans soit quelque chose qui me plairait sur le long terme. Je suis, par contre, ouvert à toutes propositions. Mais pas seulement en cuisine. Je pourrais aussi tourner dans un film porno si on me le demandait.

On vous a vu très charmeur à la télévision. L'êtes-vous également dans la vie de tous les jours?
Oui je suis un dragueur mais pas comme à la télévision. Je ne suis pas aussi lourd sinon vous imaginez bien que je ne choperais jamais. Au montage, ils ont retenu tous les moments où je parlais de cul. Mais rassurez-vous, je sais parler d'autres choses aussi. Même si ça me plaît de faire des allusions, je peux tenir une conversation normale. Et puis, je suis en couple. Ce que j'ai pu dire à la télévision, c'était pour faire le show. Je ne passerai jamais à l'action. Ma copine me connait et me fait confiance.

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