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La sortie de Julie Graziani a beaucoup fait réagir © Capture d'écran LCI

Les propos chocs d’une chroniqueuse de LCI: “Si on a le salaire minimum, il ne faut pas divorcer”

Une chroniqueuse de LCI a vivement critiqué les choix de vie d’une mère isolée qui expliquait sa situation à Emmanuel Macron.

Nouvelle polémique pour une chaîne d’information en continu. Julie Graziani, qui intervient régulièrement sur LCI, a dérapé au moment d’évoquer la situation d’une mère isolée. Cette dernière exprimait ses inquiétudes à Emmanuel Macron. “Je suis seule avec deux enfants, au SMIC (salaire minimum, ndlr). Je ne vois pas trop comment on peut s’en sortir”, expliquait-elle au président de la République.

“A-t-elle bien travaillé à l’école?”

Mais l’éditorialiste de la revue L’Incorrect est loin d’éprouver de la compassion pour elle. “Je comprends très bien qu’elle ne s’en sorte pas. Je ne connais pas son parcours de vie à cette dame, qu’a-t-elle fait pour se retrouver au SMIC? A-t-elle bien travaillé à l’école? A-t-elle suivi des études? Si on est au SMIC, il ne faut peut-être pas divorcer non plus”, affirme-t-elle devant un plateau médusé.

“Quand on ajoute des difficultés sur des difficultés, des boulets sur des boulets, on se retrouve dans les problèmes. Peut-être qu’elle a été quittée par son mari, mais à un moment donné, on assure ses arrières. Il faut prendre sa vie en main et arrêter de se plaindre”, poursuit-elle. Un point de vue qui a indigné les réseaux sociaux. Marlène Schiappa a notamment dénoncé “un violent mépris des mères isolées”, se demandant s’il n’y a que les riches qui peuvent divorcer.

“Tu as fait le mauvais choix de mec, tu assumes”

De son côté, Julie Graziani a persisté et signé. “Chacun est responsable de ses parcours de vie. Tu as fait le mauvais choix de boulot, tu as fait le mauvais choix de mec, tu assumes. Ce n’est pas à l'État d’arranger tes problèmes”, écrit-elle sur Twitter. Avant de faire un léger mea culpa via un édito sur son média L’Incorrect. “La formule était provocatrice et blessante pour les intéressées. Je le reconnais et je présente mes excuses à ceux qui l’ont ressenti ainsi. Mon propos n’était pas de dire qu’une mère de famille en situation de précarité n’avait pas à divorcer”, nuance-t-elle.