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Quand le soleil se lèvera, tout le monde sera mort

On vous en parlait ici: la première série belge produite par Netflix débarque ce 1er mai sur la plateforme. “Into the night” raconte comment les passagers d’un avion décollant de Bruxelles vont tenter d’échapper à la malédiction qui frappe le monde entier. 

Le soleil est devenu mortel. Ils vont devoir s’enfoncer dans la nuit, volant toujours plus à l’ouest. Même s’ils n’ont rien en commun, ils vont devoir s’allier pour survivre. “J’ai toujours beaucoup voyagé en avion et comme tout le monde, j’étais intrigué par mes compagnons de voyage: qui est cet étranger? qui serait un héros ou non si les choses se passaient mal? qui serait à la hauteur, qui ne le serait pas?”, nous explique le producteur américain Jason George (“Narcos”). 

Coup de chance: Netflix venait d’acquérir les droits du livre The Old Axolotl, écrit par l’auteur polonais Jacek Dukaj, qui abordait ce thème. Dans “Into the night”, l’avion décolle de Zaventem. “J’ai été immédiatement attiré par la richesse des langues entendues dans les rues de Bruxelles ainsi que dans les salles de l’OTAN. La diversité et ses différences sont au cœur de la série.”

Est-ce que “Into the night” vaut le coup? Oui parce que le thème est sympa. “Ça n’a rien à voir avec l’apocalypse. Il s’agit de la façon dont des gens ordinaires vont réagir à des événements et des pressions extraordinaires.” Et puis, c’est toujours sympa de se dire que Bruxelles a servi de toile de fond à l’intrigue. Le mélange des langues n’est pas gênant. C’est propre à notre pays et à ce qu’on peut entendre dans les aéroports: ça parle français, néerlandais, russe, anglais... Mais il y a quand même quelques problèmes.

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Les personnages souffrent d’un manque de description. On apprend leur background au fur et à mesure des épisodes en faisant un rapide saut dans le passé. Mais ce n’est pas suffisant pour vraiment s’attacher à eux. On a peu d’empathie pour la maman et son enfant malade alors que cet arc-là aurait pu provoquer une réelle émotion et le personnage de la YouTubeuse est caricatural à souhait. L'écriture des dialogues fait régulièrement preuve de faiblesse. Les échanges sont parfois plats et incongrus.

“Into the night” ne dure que six épisodes. Il aurait peut-être fallu faire un peu plus long pour permettre aux spectateurs de vibrer avec les passagers. Jason George est partant (“ça ne tient qu’à Netflix”) même s'il a juré à ses équipes pendant le tournage (qui se passait principalement pendant la fraîcheur de la nuit bulgare): “Ma prochaine série s’intitulera ‘Dans la lumière chaude du jour’.”

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  1. “Terrace House”: la télé-réalité “authentique” est en fait aussi manipulatrice que les autres

    “Terrace House”: la télé-réa­lité “authenti­que” est en fait aussi manipula­tri­ce que les autres

    On vous le disait ici: l’émission de télé-réalité japonaise “Terrace House” vient d’être arrêtée à la suite du suicide d’une participante. Dans “Terrace House”, six personnes, trois jeunes hommes, autant de jeunes femmes, emménagent ensemble dans une maison luxueuse. Il n’y a ni jeux ni défis ni scénario: ils vivent “normalement” sous l'œil des caméras. La presse internationale avait souligné, au moment de son lancement sur Netflix en 2015, que “Terrace House” était une télé-réalité où il ne se passait rien.