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2019 et cette impression que tout est possible...

Notre journaliste Déborah Laurent est installée en Californie une grande partie de l'année. L'occasion pour 7sur7 de vous fournir l'information la plus rapide et la plus complète possible (merci le décalage horaire!). Et l'occasion pour elle de constater les différences culturelles impressionnantes avec notre plat pays et d'apprendre à vivre en famille loin de tous. Elle en parle sur son blog personnel Sea You Son (et sur Instagram ici et Facebook ici). Nous vous proposerons chaque mardi l'un de ses articles de blog ici.

C'est l'heure du bilan de l'année écoulée et face nous, le boulevard encore impratiqué de l'année à venir et cette délicieuse impression que tout est possible, qu'on peut se réinventer et redistribuer les cartes... Voici mes voeux pour l'année nouvelle. Pour vous, pour moi. Pour tous ceux qui passeront par ici.

Je nous souhaite d'arriver à déconnecter. D'oublier la pression des likes ou du corps parfait qu'Instagram nous inflige. D'arrêter de lire les commentaires racistes, haineux, bourrés de fautes d'orthographe sur Facebook. D'éviter les chaînes d'info en continu qui livrent une actualité anxiogène H24. Et de restreindre notre temps passé sur les écrans. En 2018, alors que je faisais défiler un feed quelconque et sans importance, par réflexe, dans l'idée illusoire de me "tenir au courant" (mais de quoi?), mon fils de 3 ans m'a dit: "Mais regarde-moi, maman, je te parle." Ce fut brutal mais nécessaire. Je lui souhaite d'avoir une mère qui utilise son téléphone pour ce qu'il est: un outil bien pratique pour communiquer avec ceux qu'on aime. Et c'est tout. Je nous souhaite de revenir aux fondements des choses, à ce qui compte vraiment.

Je nous souhaite d'arrêter d'être pollués par des problèmes qui ne sont pas les nôtres. De ne plus culpabiliser pour ce qu'on a fait ou ce qu'on n'a pas fait. On a fait ce qu'on a pu et si ce n'était pas parfait, si on n'a pas fait ce qu'il fallait, il y a sûrement un moyen de rectifier le tir. Ou de s'excuser. D'ailleurs, je nous souhaite d'apprendre à nous excuser un peu plus souvent. D'arrêter les postures. D'arrêter de se victimiser. D'être vrais. Et de penser à l'essentiel. Pardonner demande du courage. On ne se comprend pas toujours, les autres ne sont toujours parfaits et nous non plus. S'excuser, c'est de l'amour. Et c'est tout ce qui compte.

Dans l'idée de prendre ses relations en mains et d'arrêter de se faire polluer, c'est aussi apprendre à dire stop. Refuser les relations qui dévorent notre estime personnelle, qui nous font douter de nous en permanence. Je vous souhaite d'avoir assez de force pour couper les ponts avec ceux qui vous blessent depuis toujours. Ceux dont la négativité vous pèse. Parce que ça libère et ça ouvre de nouvelles perspectives.

Je nous souhaite de voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Rappelons-nous régulièrement qu'être en bonne santé, c'est déjà énorme. Je vous souhaite des projets et l'énergie de les réaliser. Je vous souhaite de trouver mille bonnes raisons de sortir du lit le matin. Je vous souhaite des objectifs à atteindre, même si vous ne les atteignez jamais. Ce qui compte, c'est le voyage, pas la destination. Les déviations amènent parfois de belles surprises. Lire la suite ici.

  1. “La preuve que les influenceurs sur Instagram gâchent tout”

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    C’est une attraction majeure à Bali: le temple Pura Lempuyang Luhur est surnommé “les portes du ciel”. Il apparaît régulièrement sur les photos des influenceurs du monde entier. Ce qui pousse les gens à le visiter. Récemment, une touriste déçue a crié sa colère sur les réseaux sociaux. Sur les photos des stars d’Instagram, on pourrait croire à l’existence d’un large plan d’eau au pied du temple. En réalité, ce n’est qu’un morceau de gazon qui accueille les visiteurs. Le plan d’eau est en fait une illusion donnée par un jeu de filtres et de lumière.
  2. Des tontons saouls aux demoiselles d’honneur indélicates: il immortalise la réalité des mariages

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    Les photographes de mariage nous ont habitués aux grands classiques, parfois un rien niais: clichés des signatures, fermeture fébrile de la robe de mariée, émotion du père devant l’autel, marié qui arrose le bouquet de la mariée... Sans compter les innombrables comptes Instagram dédiés aux mariages dans l’air du temps qui font rêver avec leur exemplarité à faire pâlir Pinterest. Mais Ian Weldon n’est pas de ceux-là: le photographe britannique préfère le côté rock ‘n’ roll des coulisses des mariages, surtout quand ils dégénèrent un peu.