Plein écran
© reuters

Des messages alarmants retrouvés dans des vêtements chez Zara

VideoCette situation fait étrangement penser à celle d'il y a trois ans avec l'enseigne Primark.

"J'ai fabriqué l'article que vous vous apprêtez à acheter mais je n'ai pas été payé pour". Voilà la phrase inscrite sur une étiquette glissée dans plusieurs vêtements de la marque Zara à Istanbul (Turquie).

Ce signal de détresse a été déposé par des ouvriers de l'usine de textile Bravo (usine frabriquant les vêtements pour les enseignes Zara, Next et Mango). "Nous n'avons reçu ni nos trois derniers mois de salaires, ni nos primes d'ancienneté", expliquent-ils. "L'usine, elle, a été fermée en l'espace d'une nuit. S'il vous plaît, dites à Zara de nous payer".

Pas le premier cas
Bravo Tekstil a, en effet, fermé ses portes le 25 juillet 2016 laissant ainsi 140 employés sur le carreau. Après un an de négociation pour tenter de récupérer leur salaire, une autre mauvaise nouvelle est malheureusement tombée. "Les marques ont déclaré qu'elles ne payeraient qu'un peu plus d'un quart de ce que nous réclamions. En d'autres termes, les marques ont accepté leur responsabilité mais elles ont pensé que nous ne méritions pas plus que leurs restes", pouvait-on lire sur une pétition.

Vers une solution?
Mais à l'heure où nous écrivons ces lignes, une solution serait en passe d'être trouvée pour ces travailleurs. Un fond de secours a, en effet, été créé pour toutes les personnes touchées par la disparition frauduleuse du propriétaire de l'usine Bravo.

"En ce moment, IndustriALL, avec le soutien d'Inditex, négocie toujours avec son syndicat affilié en Turquie pour essayer de parvenir à un accord. Nous nous sommes engagés à trouver une solution rapide pour toutes les personnes touchées", nous ont-ils expliqué dans un mail.

Ce fond de secours couvrirait "les salaires impayés, les indemnités de préavis, les congés annuels inutilisés et les indemnités de départ des employés qui travaillaient au moment de la fermeture soudaine de leur usine en juillet 2016".

Ce n'est pas la première fois que les conditions de travail dans une usine de textile sont pointées du doigt. En 2014, des clients de chez Primark avaient retrouvé une étiquette similaire dans des robes fabriquées en Chine. Sur cette dernière, on pouvait lire la phrase: "Forced to work exhausting hours" (obligé de travailler de longues heures, ndlr).