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JOMO: la nouvelle philosophie qui aide à déconnecter des réseaux sociaux

Et si, finalement, les réseaux sociaux n’étaient pas si intéressants que ça? Et si on apprenait à faire autre chose que de scroller sur son téléphone à l’infini? Pas évident de changer de mode de vie! Une nouvelle philosophie, appelée JOMO, l’acronyme pour “Joy Of Missing Out”, a été créée pour franchir le pas vers une vie plus saine.

La FOMO, Fear Of Missing Out, est la peur irrationnelle de manquer une information importante - l’adjectif est relatif - diffusée sur internet ou sur les réseaux sociaux. Un énième message envoyé dans un groupe WhatsApp, un événement de plus auquel il faut participer ce weekend ou simplement la dernière vidéo d’un blogueur qu’on adore: la FOMO se cache sous différentes formes.

Plus que de la curiosité, consulter son smartphone toutes les cinq minutes est devenu un réflexe, une véritable dépendance. Au point que certains peuvent ressentir une anxiété importante à l’idée de se retrouver coupés de leur Wi-Fi. La FOMO entretient donc des liens étroits avec la nomophobie, ou la peur d’être séparé de son téléphone.

Pourtant, les informations diffusées sont loin d’être bénéfiques. Les images qui circulent sur les réseaux sociaux invitent à la comparaison - Comment trouve-t-ils le temps de s’occuper de leurs trois enfants et de faire leur pain eux-même? - et à l’envie - Pourquoi peuvent-ils s’acheter une nouvelle piscine et pas moi? En bref, véritables vecteurs de pression sociale, elles renvoient à une image négative de soi, provoquent de l’anxiété, de la déprime et suscitent l’agressivité. Alors comment faire pour sortir de ce cercle vicieux?

Passer au JOMO en 5 étapes

Depuis peu, la JOMO essaye d’enseigner qu’il peut y avoir de la joie dans le fait de “manquer” des informations ou des activités. La JOMO c’est un recentrage sur soi et sur ce qui est essentiel.

1. Prendre conscience du temps passé sur les réseaux sociaux

La première étape est de prendre conscience du temps consacré à consulter les fils d’actualité sur internet et de regarder la réalité en face: c’est souvent beaucoup de temps perdu. Par réflexe, dès qu’une pause arrive dans la journée, on se jette sur son écran au lieu de faire autre chose. S’ensuit alors un manque de concentration et le cercle vicieux est activé. Combien d’heures passe-t-on sur les réseaux sociaux? Pourquoi y passe-t-on autant de temps? Voilà des questions personnelles indissociables d’une prise de conscience pour aller mieux.

2. Changer d’état d’esprit

Ce qui fait si bien fonctionner la peur de manquer quelque chose c’est la pression sociale et la culpabilité que l’on peut ressentir à l’idée de ne pas être assez présent. Hors, personne n’est obligé d’être actif tout le temps. On peut choisir de ralentir, de dire non aux activités proposées et se réserver le droit de ne pas répondre à tout le monde, tout de suite. Si c’est difficile au début, la joie d’avoir plus de temps pour soi peut devenir un véritable moteur!

3. Choisir les activités qui sont importantes

Au delà de tous ces comptes auxquels on est abonné, on peut se poser la question de leur pertinence et de leur intérêt. Qu’est-ce qui nous passionne réellement? De quoi avons-nous envie? Peut-on se laisser le droit de s’ennuyer parfois? On fait le tri dans les multiples centres d’intérêts et on en choisit quelques-uns dans lesquels on peut s’investir à 100%.

4. Se consacrer à autre chose

Tout le temps qui n’est plus consacré à passer d’une page à l’autre sur le net peut donc être consacré à autre chose! Une balade à vélo plutôt que de regarder les dernières nouveautés sur l’appli d'un magasin de vêtements, un cours de céramique plutôt que de poster des photos sur Instagram, il faut mettre les choses en balance. Tant pour la santé physique que mentale, le choix est vite fait!

5. Poser ses envies et ses limites

Le chemin vers l’indépendance est long et ardu. On peut, dès lors, y aller progressivement en supprimant les notifications, en limitant le temps passé par jour sur le téléphone, en faisant un weekend de détox digitale et puis, peut-être, se racheter un 3310 ou couper simplement le Wi-Fi. Qui sait ce que l’on pourrait découvrir !