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Après Kim Clijsters, Tatiana Golovin annonce son retour

Au lendemain du retour surprise à la compétition de Kim Clijsters, au tour de la Française Tatiana Golovin d'annoncer le sien vendredi, onze ans après avoir stoppé sa carrière en raison d'une maladie inflammatoire des articulations. 

"J'avais arrêté parce que mon corps ne pouvait plus répondre aux exigences du sport de haut niveau à cause de ma maladie. Mais, depuis dix-huit mois, j'ai été sollicitée à plusieurs reprises pour venir (en) parler et en rencontrant des médecins à ces occasions, j'ai appris qu'il y avait des traitements qui pouvaient peut-être me permettre de revenir", développe-t-elle.

"Alors que j'avais fait le deuil de ma carrière à seulement vingt ans, je peux peut-être la reprendre aujourd'hui", espère-t-elle.

"Ma motivation n'est pas de prouver quoi que ce soit à qui que ce soit. Mais je veux me retrouver moi-même. Avec le recul, j'ai réalisé ces dernières années que là où je m'exprimais le mieux, c'était en étant une athlète. Je vais voir si j'y arrive à nouveau. Il faut juste trouver maintenant le moyen de gérer la douleur car elle est encore présente", souligne Golovin.

Et si l'aventure tourne court ? "Peu importe si je n'y arrive pas. Je ne me pose pas ces questions en ce moment. Je me concentre sur mes entraînements, ma préparation, les tests de raquette", énumère-t-elle.

Douzième joueuse mondiale à son meilleur classement, la Française compte deux trophées à son palmarès, tous les deux remportés en 2007, à Amelia Island et Portoroz. 

Son meilleur résultat en Grand Chelem est un quart de finale atteint à l'US Open en 2006. Elle avait alors perdu 7-6 (7/4), 7-6 (7/0) contre Maria Sharapova, qui allait ensuite battre Justine Henin, deux fois 6-4, en finale.

Golovin est la mère de deux jeunes enfants, Anastasia (4 ans) et Constantin (à peine 2 ans).

Son annonce intervient au lendemain de celle de Clijsters, qui tente elle un nouveau retour, après un premier come-back fructueux entre 2009 et 2012, celui-là après plus de sept ans d'absence, et à 36 ans.

D'autres avant elles s'y sont risquées, avec une réussite variable, entre autres Martina Hingis, Justine Hénin et Jennifer Capriati. 

Après l'avoir envisagé, Marion Bartoli avait finalement dû y renoncer.