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Benoît Paire descend le "public d'abrutis de Bercy"

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Sorti des qualifs, Pierre-Hugues Herbert (ATP 189) a joué crânement sa chance. Après la rencontre, il a fait signe au public en demandant de ne pas siffler son adversaire. © afp

Benoît Paire et le public français, ce n'est pas une grande histoire d'amour. Opposé hier soir au qualifié français Pierre-Hugues Herbert, le natif d'Avignon a été copieusement sifflé par les spectateurs de Paris-Bercy, pendant et après la rencontre. Avec son franc-parler habituel, l'enfant terrible du tennis français a fustigé les "abrutis qui n'y connaissent rien".

"Les gens ne comprennent rien"
"Dès mon entrée sur le court, j'ai entendu des sifflets. Les gens ne comprennent rien. Ils sifflent sur tout. Ce sont des abrutis", a déclaré Paire, visiblement très remonté après son match. "Je suis 26e mondial, eux ils sont combien pour siffler?"

Diminué par une inflammation au genou et une entorse à la cheville, Paire n'a jamais réellement donné l'impression d'être très concerné par l'évènement. Après avoir mené 2-0 dans chacune des manches, il a encaissé coup sur coup six jeux consécutifs. Si le public de Bercy est clairement resté sur sa faim, Paire lui, n'a pas toujours été exempt de tout reproche au niveau de son attitude. On l'a vu massacrer une raquette ou narguer le public en mettant son doigt devant sa bouche après un joli point.

"Je pars à Cancun, si cela intéresse les gens"
"À Bercy, j'ai l'habitude, c'est tous les ans comme ça. J'ai essayé de faire ce que j'ai pu. Je ne prête plus attention à ça. C'est vrai que ça m'agace un peu sur le terrain de voir des abrutis dans un stade mais le reste, ce n'est pas important. Cela ne va pas gâcher ma super saison. Maintenant, je n'ai qu'une envie, c'est de souffler. J'ai besoin de bonnes vacances. Je vais sortir tous les soirs et si cela intéresse les gens, je pars à Cancun !", a-t-il lancé ironiquement.

A Metz l'année dernière, Benoit Paire s'était fait également conspuer par le public local pour avoir refusé de serrer la main à l'arbitre de chaise après sa rencontre face à Philipp Kohlschreiber. Cela dit, il n'est pas le seul à avoir subi les foudres des spectateurs de Bercy. Cédric Pioline, Henri Leconte et même Roger Federer en personne ont déjà connu pareille mésaventure.

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