Plein écran
Les prétendants au titre à Roland-Garros 2019 © Getty

Favoris, outsiders, surprises... Ces monstres du tennis qui peuvent gagner Roland-Garros

BAROMÈTRELe deuxième Grand Chelem de l’année, Roland Garros, va débuter ce dimanche à Paris. Après plusieurs semaines de tournois sur terre battue, petit tour d’horizon sur les forces en présence (favoris, outsiders, surprises) qui vont se disputer la Coupe des Mousquetaires.

Le favori naturel

    • Étoile
    • Étoile
    • Étoile
    • Étoile
    • Étoile
    Rafael Nadal

Rafael Nadal apparaît pour la énième fois comme le grand favori de ce Roland Garros qu'il a remporté 11 fois. Malgré un début de saison sur terre entouré de doutes, l’Espagnol est monté en puissance au fur et à mesure des semaines. 

Battu sèchement à Monte Carlo par le futur vainqueur Fabio Fognini puis successivement en demi-finale à Barcelone par Thiem et à Madrid par Tsitsipas, le numéro deux mondial a remis les pendules à l’heure à Rome en s'imposant avec la manière face à Novak Djokovic en finale, collant la première bulle en 54 confrontations entre les deux monstres du circuit. Durant ce tournoi il n’avait laissé que six petits jeux en route, de bonne augure pour le tournoi parisien. 

“Dimanche, c’était sans doute mon meilleur match de la saison sur terre battue. Avant aujourd’hui. Parce qu’aujourd’hui, j’ai joué mieux qu’hier. Je suis heureux d’atteindre ce niveau pour le dernier tournoi avant un Grand Chelem”, a assuré Nadal.

Pour le premier tour, il affrontera un qualifié puis un second si tout se passe bien avant un possible 3e tour face au Belge David Goffin. En huitièmes l’Espagnol pourrait retrouver Nikoloz Basilashvili puis Kei Nishikori ou le jeune Daniil Medvedev avant une demi qui pourrait s’annoncer explosive face à Federer ou Tsitsipas. Lors de son 11e sacre en 2018, il n’avait laissé que des miettes à ses adversaires écrasant la concurrence. En cas de victoire, il se rapprocherait (encore) de Federer (20) en nombre de Grand Chelem avec 18 titres. En 2019, “El Matador” a encore soif de victoires et voudra croquer une nouvelle fois le trophée parisien. 

Plein écran
Rafael Nadal. © Photo News

Le second favori

    • Étoile
    • Étoile
    • Étoile
    • Étoile
    • Étoile
    Novak Djokovic

Le numéro 1 mondial fait office de favori incontestable cette année. Mais à Roland Garros, quand Rafael Nadal est présent, c’est forcément lui le grandissime favori. Novak Djokovic est tout de même l’un des trois à avoir glané un Masters sur terre cette année (avec Nadal et Fognini). Après son succès à Madrid, il a enchaîné avec une finale à Rome où il n’a rien pu faire face à la machine espagnole. Le Serbe n’est “que” le deuxième favori à cause de certains coups d’éclats qui arrivent en plein match et parce que le numéro 2 mondial joue de mieux en mieux. 

Mais s’il y a bien quelqu’un qui peut déloger “Rafa” de son trône à Paris, c’est bien lui. Il est le seul candidat vraiment solide sur plusieurs aspects. Dans la hiérarchie des meilleurs joueurs actuels de terre battue, “Nole” arrive juste derrière Nadal. Même s'il s’est fait marcher dessus à Rome, Djokovic a la confiance de son côté dans ses affrontements en Grand Chelem face à Nadal. L’Espagnol ne l’a plus battu au meilleur des cinq manches depuis Roland-Garros 2014.

Le Serbe reste sur trois victoires dont une en finale de l’Open d’Australie en début de saison où Djokovic avait atomisé Nadal. Autre victoire probante pour Djokovic: quand il avait vaincu l’Espagnol en quarts de finale de Roland-Garros 2015, l’année de son seul sacre à Paris. Nadal perdait alors seulement pour la seconde fois Porte d’Auteuil mais vivait une période très difficile.

Quand il évolue à ce niveau sur terre, Nadal est difficile à contrarier, encore plus en cinq sets. Djokovic a d’ailleurs fait de lui son “favori numéro 1” pour les Internationaux de France. Il aura un premier tour compliqué face à une des révélations cette saison, Hubert Hurkacz. En huitièmes, il pourrait retrouver Borna Coric puis en quarts le fantasque Fabio Fognini et en demi le redoutable Dominic Thiem. S’il venait à remporter la Coupe des Mousquetaires le 9 juin prochain, Novak Djokovic se rapprocherait de son rival au nombre de titres avec 16 trophées contre 17 pour Nadal. Une finale entre les deux ogres du circuit se profile très sérieusement et elle pourrait offrir un spectacle exceptionnel.

Plein écran
Novak Djokovic. © REUTERS

Les outsiders

    • Étoile
    • Étoile
    • Étoile
    • Étoile
    • Étoile
    Roger Federer, Dominic Thiem et Stefanos Tsitsipas

Hormis les deux noms cités au-dessus, peu de potentiels vainqueurs ressortent. Actuellement, il y a les deux légendes du tennis et les autres. Sinon, ils sont plusieurs à sortir du lot. Tout d’abord, celui qui fait son come-back après quatre ans d’absence, Roger Federer. Le Suisse devrait avoir une première semaine assez calme mais en deuxième semaine, il pourrait retrouver Stefanos Tsitsipas en quarts, son bourreau de l’Open d’Australie dans un duel alléchant. Il sera sûrement difficile pour lui d’enchaîner une quinzaine au meilleur des cinq sets alors qu’on sait que le Bâlois n’a gagné que quatre matchs sur terre battue (deux à Madrid, deux à Rome) depuis 2015. Mais le Suisse, vainqueur en 2009, est très heureux de revenir à Paris pour retrouver le public parisien qui l’adule et voudra sans doute créer l’exploit pour ce qui sera peut-être sa dernière apparition Porte d’Auteuil. 

Le deuxième outsider se nomme Dominic Thiem. Il peut se réjouir du tirage au sort effectué ce jeudi soir. Seul piège pour lui, un affrontement face à Gaël Monfils dès les huitièmes de finale avant un choc probable face à Del Potro. Le numéro 4 mondial est l’un des rares joueurs du circuit à avoir fait vaciller Rafael Nadal sur terre. Il y a quelques semaines, il le faisait tomber à Barcelone en deux petits sets. Le jeune autrichien est souvent prédit comme le successeur de Nadal à Roland Garros. Il est capable de réaliser l’exploit de remporter ce tournoi. 

Enfin, le dernier outisder est Stefanos Tsitsipas. Lui aussi devrait avoir un début de tournoi relativement calme avant d’affronter Marin Cilic, pas spécialiste de terre battue, en huitièmes de finale. Un choc l’attend en quarts contre son idole, Roger Federer. Le Grec est le dernier joueur en date à avoir battu Rafael Nadal. C’était lors du tournoi de Madrid, en demi-finale. Le jeune joueur de 20 ans est la révélation cette saison. Sa victoire retentissante face à Roger Federer à l’Open d’Australie l’avait fait éclore aux yeux du monde entier en janvier dernier. Mais le Grec a beaucoup joué depuis le début de la saison. Dans une quinzaine au niveau très relevé, il pourrait craquer face à des joueurs expérimentés comme Djokovic, Federer ou Nadal. 

Plein écran
Roger Federer, Dominic Thiem, Stefanos Tsitsipas © Getty

Les surprises

    • Étoile
    • Étoile
    • Étoile
    • Étoile
    • Étoile
    Fabio Fognini et Gaël Monfils

L’Italien Fabio Fognini et le Français Gaël Monfils sont deux phénomènes de circuit. Avec eux, on ne sait jamais à quoi s’attendre. Ces joueurs fantasques et (très) talentueux sont capables de battre n’importe quel joueur (même Nadal) dans des jours où ils sont sur leur petit nuage et dans une forme étincelante. 

La preuve puisqu’en avril, Fabio Fognini a gagné Monte Carlo en battant Rafael Nadal (pas encore en forme) en deux petits sets dès les demi-finales. Joueur au caractère instable, il a réalisé deux bons tournois lors des deux derniers Masters 1000 sur terre battue en s’inclinant en huitièmes à Madrid face à Thiem et au même stade de la compétition face à Tsitsipas chez lui à Rome. Pour le 1er tour à Paris, il ira défier un des ses compatriotes, Andreas Seppi. Dès le troisième tour, il pourrait affronter un terrien, Roberto Bautista-Agut, avant de retrouver le numéro 5 mondial, Alexander Zverev. La tâche devrait être ardue pour l’Italien.

Du côté du Français, Gaël Monfils a réalisé un mois de février fantastique avec un niveau très élevé et à la clé l’ATP 500 de Rotterdam aux Pays-Bas ainsi que deux demi-finales à Sofia et à Dubaï. Mais comme souvent avec le Français, les blessures l’ont rattrapées (tendon d’Achille, cheville et genou). Avant de revenir pour le tournoi de Madrid, il avait confié que son objectif était de gagner Roland Garros. Mais après être passé près de l’exploit face à Roger Federer à Madrid (deux balles de match manquées), il est sorti par la petite porte à Rome face à Ramos-Vinolas au 1er tour. “La Monf’” a tout pour aller loin dans ce tournoi avec une première semaine abordable et un choc face à Dominic Thiem qui l’attend en huitièmes. Poussé par un public acquis à sa cause, à domicile, le numéro 16 mondial est capable de tout, du meilleur comme du pire.

Plein écran
Fabio Fognini et Gael Monfils. © Getty Images

Improbable

    • Étoile
    • Étoile
    • Étoile
    • Étoile
    • Étoile
    David Goffin

Il y a peu d’espoir pour notre Belge de le voir remporter Roland-Garros. Après une saison 2018 compliquée à cause de blessures, David Goffin a dû mal à se relancer malgré un nouveau coach, Thomas Johansson, engagé en janvier dernier. 

Éliminé au deuxième tour du Masters 1000 de Rome par Juan Martin Del Potro, il a encore perdu 7 positions mais a sauvé sa place de tête de série à Roland Garros en battant Stan Wawrinka au premier tour. 

Le Liégeois pointe désormais à la 30e place mondial. Son seul match référence sur terre, le Belge l’a joué lors de la finale de l’ATP 250 d’Estoril face à Tsitsipas, perdu en trois sets mais sa rencontre avait été convaincante. À Madrid comme à Barcelone, il avait été éliminé dès le premier tour. Début avril, à Monte-Carlo, il s’était incliné au 2e tour face à Lajovic. Sur terre battue, Goffin n’a engrangé que quatre petites victoires. Il sera donc sans doute compliqué d’aller loin, de plus qu’avec son statut de tête de série numéro 27, après avoir affronter Ričardas Berankis au premier tour, il rencontrera le grand favori Rafael Nadal dès le troisième tour sur la terre battue parisienne. 

Plein écran
David Goffin et son coach, Thomas Johansson. © BELGA

On n’y croit pas

    • Étoile
    • Étoile
    • Étoile
    • Étoile
    • Étoile
    Del Potro, Zverev, Nishikori...

Mais aussi... L’Argentin Juan Martin Del Potro qui est de retour après plusieurs mois et qui a livré l’un des combats de l’année à Rome face à Novak Djokovic en quarts de finale. Alexander Zverev, numéro 4 mondial et quart de finaliste l’année passée mais l’Allemand a toujours des difficultés en Grand Chelem. Marin Cilic, Kei Nishikori, Karen Kachanov ou encore Daniil Medvedev sont des adversaires redoutables mais il y a peu de chances de les voir soulever le trophée de Roland Garros 2019.