David Goffin.
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David Goffin. © BELGA

Goffin sur le report de Roland-Garros: “Je comprends le fond, mais pas la manière”

Confiné chez lui à Monaco, David Goffin n’est pas avare de petites interviews en cette période particulière liée à la pandémie de coronavirus. Le 10e mondial s’est confié à Eurosport dans un long podcast avec Antoine Benneteau, le frère de l’ex-tennisman français Julien Benneteau. Le Belge a notamment donné son point de vue sur le report inattendu de Roland-Garros en septembre. 

Face à l’épidémie de coronavirus et aux restrictions qu’elle impose, Roland-Garros a décidé de migrer de la fin du printemps au début de l’automne, du 20 septembre au 4 octobre. “C’est venu un peu comme une bombe. Personne ne s’attendait à cette décision, car il n’y avait même pas de rumeurs sur ce report. Ça a été très vite”, confie David Goffin.

“Roland-Garros essaye de sauver sa peau et le tournoi. Ils ont pris la décision sans tenir au courant l’ATP et les joueurs, donc ça, c’était choquant. Je comprends le fond, mais pas la manière. Je pense que ça peut encore changer. Le mieux serait que l’ATP et les Grands Chelems trouvent un accord sur un nouveau calendrier, mais ce n’est pas simple”, poursuit-il.

Théoriquement, Roland-Garros devrait débuter une semaine seulement après la fin d’un autre tournoi du Grand Chelem, l’US Open: “Ça va être dur. Si cela arrive, il faudrait se préparer physiquement dès maintenant. Quatre semaines de Grands Chelems, en trois sets gagnants, en changeant de surface... il va falloir être costaud (rires).”

“C’est injuste pour certains”

Le numéro un belge s’est également exprimé sur le gel des classements décidé par l’ATP: “C’est compliqué. On est tous dans des cas différents. Il y en a qui pouvait prendre des points et d’autres qui en défendaient. C’est injuste pour certains. Mais le plus raisonnable, c’est le gel des classements. On verra bien, il y aura sûrement des adaptations quand le circuit reprendra.”

Les joueurs semblent être unis pour lutter contre cette crise sans précédent dans l’histoire du tennis. “On veut tous le bien du circuit et des joueurs. Maintenant, c’est sûr qu’il y en a des plus discrets que d’autres. Novak Djokovic et Vasek Pospisil nous représentent bien. C’est eux qui sont au front avec l’ATP”, conclut-il.

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