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Pierre -Hugues Herbert et David Goffin. © Photo News

Herbert, adversaire de Goffin: “Quand je vois jouer David, le tennis paraît très simple”

Pierre-Hugues Herbert (ATP 64). Français de 28 ans, superstar du double. Et aussi, au demeurant, l'un de ses meilleurs amis sur le circuit. Tel sera l'adversaire de David Goffin (ATP 11), ce jeudi au deuxième tour du simple messieurs à l'Australian Open de tennis. L'Alsacien a battu de son côté le Britannique Cameron Norrie (ATP 62) 7-5, 3-6, 3-6, 7-5 et 6-4 au terme d'un âpre combat de 3h42 où il a ressenti une petite alerte à la cuisse.

"Cela a été un gros, gros, gros combat", a-t-il raconté. "Cameron était très solide. Je ne savais plus par où passer. J'ai fait un très bon jeu pour gagner le quatrième set et ensuite, en ne cherchant pas à forcer, j'ai pu m'en sortir. Très heureux.”

"Maintenant, place à David, avec qui je m'entends très bien. J'avais déjà beaucoup d'admiration pour lui en juniors. Nous avions joué un tournoi au Brésil et on s'était éclaté. Il est très respectueux, très gentil, assez drôle et bien sûr très talentueux. Cela va être un match particulier et pas évident pour moi, mais je vais essayer d'être au rendez-vous.”

Les choses ne risquent en effet pas de devenir plus faciles désormais pour Pierre-Hugues Herbert à Melbourne. "P2H"' comme on le surnomme sur le circuit, n'a encore jamais battu David Goffin en trois confrontations. 

"David joue très bien pour l'instant et il a l'habitude de sortir du terrain plus content que moi, puisque que je ne l'ai encore jamais battu et que j'ai même pris des grosses fessées", a-t-il souri. "À l'entraînement, je ne le bats pas non plus, mais après, on est face à un joueur exceptionnel. Il est Top 20 depuis un paquet d'années, il est hyper vif, il a un oeil extraordinaire, c'est un des meilleurs retourneurs que je connaisse. Il a un jeu complet et sur le terrain, il ne dit pas un mot et se bat sur tous les points. Il est presque un exemple. Quand je le vois jouer, par moments, le tennis paraît très simple. Mais nous sommes différents et il faudra que je sois Pierre-Hugues Herbert pour parvenir à le gêner.”