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Kristof Vliegen lance son académie de tennis au Thermae Merchtem

Kristof Vliegen ne reste jamais les bras croisés très longtemps. Après plusieurs expériences de coaching sur le circuit, l’ex-numéro 30 mondial a décidé de lancer sa propre académie, la “Fly Academy” (autant faire simple et percutant), dans le cadre splendide du Thermae Merchtem. Il veut transmettre son savoir-faire à de jeunes joueurs prometteurs (entre 12 et 16 ans) et les préparer pour le tennis au plus haut niveau. Le projet, qui n’en est qu’à ses balbutiements, devrait commencer le 15 septembre. En exclusivité pour 7sur7, “Fly” nous dévoile son nouveau projet sportif. “C’est un nouveau challenge pour moi”.

Retraité du tennis depuis 2011, le Limbourgeois vient de rompre avec les deux joueurs qu’il coachait, le Néerlandais Tallon Griekspoor (depuis 2014) et l’Ucclois Arthur De Greef (depuis décembre 2018). Officiellement sans activité, il ne compte pas pour autant se reposer sur ses lauriers. Ce serait mal le connaître. La preuve, il est déjà en train de mettre sur pied un nouveau projet: une académie de tennis qui portera son (sur)nom: “Fly Academy” by Kristof Vliegen. Un nouveau chapitre s’ouvre pour celui qui s’était offert le scalp de Lleyton Hewitt en 2007 en Coupe Davis.

“L’idée était de faire quelque chose à ou autour de Bruxelles (ndlr. Merchtem se situe en périphérie bruxelloise) parce qu’il n’y a pas grand-chose ou rien, à part le David Lloyd. J’ai appris qu’il y avait de nouveaux propriétaires ici et j’ai rencontré Carl Van Cappellen, qui travaille à la VTV. Malgré certaines réticences au début, on a fini par trouver un terrain d’entente”, nous explique-t-il d’emblée.

En quoi consiste le projet concrètement? 

La structure sera composée d’une part d’un Pro Team (joueurs professionnels qui s’entraînent en journée et arpentent le circuit Future ou Challenger), d’autre part d’un “Fight Team”, c’est-à-dire de jeunes joueurs ambitieux avec du potentiel (nés entre 2003 et 2007) qui veulent percer au plus haut niveau. “Entre 12 et 16 ans, c’est la tranche d’âge où on peut faire évoluer le plus les aspects technico-tactiques du jeu. Apporter des modifications dans le jeu d’un joueur de 25 ou 26 ans, c’est trop tard et beaucoup ne sont pas prêts à le faire à cet âge-là. Un gamin de 13 ans, il sera plus à l’écoute qu’un joueur aguerri avec son caractère, son professionnalisme, son expérience de vie. J’aimerais effectuer un travail plus en profondeur. C’est un nouveau défi pour moi aussi qui ne va pas être facile à relever”, nous glisse-t-il sur la terrasse du complexe, précisant qu’il souhaite travailler avec un groupe “limité” de joueurs. “La qualité avant la quantité”.

S’il a eu cette idée, c’est aussi dans l’espoir d’attirer de jeunes joueurs qui ne bénéficient pas (ou plus) du soutien de l’AFT, dont les budgets sont en baisse. Mais ce qui a surtout plu à Vliegen au Thermae, ce sont les infrastructures et les facilités: 6 terrains extérieurs, 6 terrains intérieurs, salle de fitness moderne, piscine, 3 terrains de Padel, sauna, hammam, jacuzzi, restaurant (1.000 m2 au total). “On peut arriver à 8h le matin et repartir à 20h. A part le David Lloyd, je ne vois pas d’autre complexe avec de telles installations. Il y a tout à disposition pour le travail tennistique et physique. Même un joueur blessé peut venir ici et faire sa revalidation. De plus, c’est facilement accessible. L’aéroport de Zaventem est à 20 minutes, Gand et Anvers ne sont pas très loin. La position centrale est un atout supplémentaire”, poursuit-il.

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Le complexe est doté d'une superbe salle de fitness. © Thermae Merchtem

Pour concrétiser son projet, le Maaseikois compte s’entourer d’un staff sportif et médical, dont un préparateur physique. “Je ne veux pas encore citer de nom car je négocie encore actuellement mais ce sont des personnes avec qui j’ai travaillé dans le passé. (…) Moi, je serai surtout sur le terrain, je n’ai pas l’intention de voyager beaucoup. Je veux avant tout me concentrer sur le travail sur le terrain. Il y aura d’autres entraîneurs qui sont prêts à le faire”, prolonge-t-il encore.

Sauf contretemps, l’académie devrait ouvrir ses portes le 15 septembre, juste après la rentrée scolaire. “Ca me laisse deux mois et demi pour tout mettre en place. Il y a déjà eu des demandes et j’ai eu pas mal de discussions”, conclut Fly, avant de repartir, lunettes de soleil sur le nez, la tête pleine d’ambition et déterminé à faire de son nouveau projet une réussite. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

“Voyager 40 semaines par an quand on a deux enfants, c’est difficile”

Toujours très impliqué dans le monde du tennis, Kristof Vliegen est aussi papa de deux enfants: Liam, 5 ans, et Mathis, huit mois. Trouver un équilibre entre vie familiale et professionnelle n’est pas toujours facile, reconnaît-il. “C’est un choix de vie. Mentalement, les deux ou trois derniers mois avec Tallon (ndlr. Griekspoor) et Arthur (ndlr. De Greef) ont été durs pour moi personnellement parce que ça ne se passait pas bien à l’étranger. Puis, quand on ne discute plus de l’essentiel, le tennis en l’occurrence, on perd un peu le plaisir et les journées deviennent longues. Voyager 40 semaines par an quand on a deux enfants, c’est difficile. Concilier vie de famille et tennis, c’est dur. Heureusement, j’ai une femme qui accepte cela et nous recevons de l’aide de la famille. Là, ça va me faire du bien de me poser un peu. C’est une autre vie qui commence, un autre défi qui ne sera pas forcément plus facile”.

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Le centre est équipé de six terrains intérieurs. © Thermae Merchtem

Découvrez ce lundi la deuxième partie de notre entretien avec Kristof Vliegen au sujet de David Goffin, sa rupture avec Arthur De Greef et la Coupe Davis.