Alexander Bublik
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Alexander Bublik © Photo News

Les confessions lunaires d’un tennisman: “Je hais ce sport, je ne joue que pour l’argent”

Alexander Bublik n’est pas un tennisman comme les autres. Le 55e joueur mondial a reconnu qu’il ne prenait absolument aucun plaisir sur les courts. Le Kazakh a évoqué cette “saleté de sport” dans un entretien sans langue de bois accordé à L'Équipe.

“Je hais le tennis de tout mon cœur. Je déteste chaque jour où je dois jouer.” Il y a deux semaines, Alexander Bublik sortait cette phrase cinglante en marge de l’Open Sud de France à Montpellier. Imprévisible et atypique sur le court, le joueur kazakh l’est visiblement tout autant en dehors. L'Équipe a cherché à en savoir plus sur sa vision du tennis avant son match face à un autre trublion, Benoît Paire, au deuxième tour du tournoi de Marseille.

“Pas de point positif”

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Bublik a joué le jeu. “Pour tout vous dire, je ne vois pas de point positif à être un joueur de tennis. Je ne joue que pour l’argent. S’il n’y avait pas d’argent en jeu, j’arrêterais tout de suite”, lance-t-il d’emblée. Et concernant son tatouage en lien avec le tennis, son explication est lunaire: “C’est sans doute pour me rappeler que je dois me farcir cette saleté de sport chaque jour”.

Le joueur kazakh revient ensuite plus sérieusement sur ses difficultés avec son sport. “Être joueur professionnel, se confronter chaque jour à de nouveaux adversaires même si vous avez mal partout, c’est difficile. Vous ne pouvez pas dire ‘je ne me sens pas bien donc je ne joue pas’. Et quand tu perds, tout le monde te demande pourquoi. Mais va te faire voir, va sur le court si tu crois que tu pourrais faire mieux que moi. Je déteste cette partie du tennis”, argumente-t-il.

“Guerrier solitaire”

Bublik ne semble donc pas être un grand fan des sports individuels. Mais même les compétitions par équipes ne l’emballent pas. “Je suis encore pire en communauté, j’ai été élevé à être un guerrier solitaire. En Coupe Davis, si je le pouvais, je ne me pointerais qu’au dernier moment, la veille du match, pour zapper les jours d’entraînement”, poursuit le joueur de 22 ans.

Dans la même interview, Bublik finit par reconnaître qu’il “adore frapper dans la balle” et qu’il “pense mourir en jouant au tennis”. Assez difficile à suivre…

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