Quand un match de tennis ne mérite pas de perdant

VidéoStan Wawrinka et Stefanos Tsitsipas se sont probablement livré, dimanche sur le court Suzanne-Lenglen, le combat le plus épique de ce Roland-Garros 2019. Entre les larmes de Stefanos Tsitsipas et l’émotion, contenue, de Stan Wawrinka: ça s’est joué à tellement peu de choses qu’on aurait presque souhaité que cette magnifique bataille se termine sur un match nul.

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Une étreinte à l’image du combat que se sont livrés les deux hommes sur le Lenglen: Magnifique! © Photo News

 Mais, en tennis, il faut un vainqueur et Stan Wawrinka en est un magnifique à l’issue de ces cinq heures de castagne qui auront ravi tous les amateurs de la petite balle jaune. Le Suisse revient tellement de nulle part. On ne l’avait plus vu à un tel niveau depuis près de deux ans et sa dernière finale en Grand Chelem, perdue contre Rafael Nadal, à Roland. 

Et s’il est heureux de retrouver les quarts de finale d’un Majeur, et son pote Roger Federer en prime, Wawrinka sait très bien que ça s’est joué “à rien”.  “A un centimètre”, expliquait-il en conférence de presse, en référence à ce passing qui a accroché la ligne de justesse sur la balle de match. Un symbole de cette rencontre complètement dingue qui restera dans les annales du tournoi. “Il aurait très bien pu gagner aussi”, conclut le futur adversaire de Federer. 

“Epuisé” 

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Cette défaite-là laissera des traces, mais on reverra Stefanos Tsitsipas en deuxième semaine de Roland-Garros. © Photo News

Et ça, Tsitsipas en était conscient en quittant le court Suzane Lenglen, vidé physiquement, mais aussi mentalement. Le Grec était tout simplement dévasté en conférence de presse. “Je suis épuisé, je n’ai jamais ressenti ça. Ça faisait longtemps que je n’avais pas pleuré après un match. J’étais si près...” Le jeune numéro 7 mondial risque, en effet, de ne pas oublier les huit balles de break, toutes sauvées par Stan Wawrinka dans le cinquième set, qui lui ont coûté un premier quart de finale de Roland-Garros. 

Mais Stan Wawrinka, avec son mental de guerrier et ses frappes de mule, ont eu raison d’un Stefanos Tsitsipas pourtant magistral et combatif à souhait. Mais, au bout de 5h09 d’un choc de titans, le quatrième match le plus long de l’histoire à Paris, le véritable gagnant, c’était le public. Public qui a vécu, dimanche après-midi, un des matchs les plus incroyables de la saison et même de l’histoire du tournoi parisien. Quel combat, quels artistes: la deuxième semaine démarre sur les chapeaux de roue et ce sera très compliqué de faire aussi bien!