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Rafael Nadal et Daniil Medvedev se sont déjà affrontés cet été en finale du tournoi de Montréal le 11 août 2019. L’Espagnol s’était imposé 6-3, 6-0. © AFP

US Open: Medvedev - Nadal, le choc des générations

Mise à jourRafael Nadal a conservé son mental indestructible et retrouvé son physique à l’US Open de tennis. Le N.2 mondial jouera dimanche sa 5e finale à Flushing Meadows, en quête d’un 4e trophée, le 19e en Grand Chelem. Il se rapprocherait ainsi à une longueur de son grand rival Roger Federer. Il aura de l’autre côté du filet le Russe Daniil Medvedev qui a confirmé être le joueur en forme de cet été puisqu’il alignera une 4e finale en autant de tournois sur ciment nord-américain. À 23 ans, il s’affirme comme le nouveau leader de la “NextGen” qui tarde à confirmer derrière le “Big Four”, réduit au “Big Three” depuis les ennuis physiques de Andy Murray.

L’Espagnol, 33 ans, a éliminé vendredi le colosse italien Matteo Berrettini (ATP 25) 7-6 (8/6), 6-4, 6-1 en 2h35 pour rejoindre sa troisième finale de Grand Chelem de la saison: il a remporté Roland-Garros, mais s’est incliné en Australie face au N.1 mondial Novak Djokovic. Il avait été battu en demies à Wimbledon par Roger Federer.

Premier set difficile

“Le 1er set a été frustrant parce que j’ai eu beaucoup de balles de break et lui pas une seule. Et on ne veut pas se retrouver au tie break contre lui !”, a expliqué Nadal en référence au terrible service de l’Italien. Durant tout le match, Berrettini n’a pas eu la moindre balle de break, tandis que Nadal en a remporté 4 sur 16. En revanche, dans le tie break du premier set l’Italien a mené 2/5, puis 4/6 et disposé de deux balles de set. Mais l’Espagnol les a écartées avant de gagner la manche sur sa 2e balle après une première manquée à 5 jeux à 4. “J’ai eu de la chance de gagner cette première manche et après le match est devenu plus facile peu à peu. Je suis heureux d’être en finale après un début de saison difficile” à cause des blessures, a souligné Nadal.

19e titre du Grand Chelem?

Il a connu une alerte physique (crampes aux deux avant-bras) en quarts face à Diego Schwartzman mais, comme il l’avait promis, il était parfaitement remis pour sa demie. Il jouera dimanche sa 5e finale à l’US Open: sur les quatre déjà jouées il en a remporté trois (2010, 2013, 2017) et en perdu une face à Novak Djokovic en 2011. S’il gagne le titre dimanche, Nadal se rapprochera à une longueur du record de titres en Majeurs chez les messieurs détenu par Roger Federer (20). Djokovic en est à 16.

Daniil Medvedev, le joueur de l’été

Le Majorquin aura pour adversaire le Russe Medvedev, l’homme en forme de la tournée estivale nord-américaine sur dur puisqu’il a joué les finales des trois tournois précédant l’US Open, remportant au passage celui de Cincinnati (contre David Goffin). “C’est l’un des joueurs les plus solides du circuit. Il progresse chaque semaine. C’est le joueur le plus fort de cet été sur le dur”, a reconnu Nadal qui l’avait cependant facilement battu en finale du Masters 1000 de Montréal. Le N.5 mondial a aussi joué la finale à Washington et remporté le premier Masters 1000 de sa carrière à Cincinnati une semaine avant le début de Flushing Meadows. Il a poursuivi sur sa lancée et jouera donc une quatrième finale en autant de tournois grâce à une victoire vendredi contre le Bulgare Grigor Dimitrov (ATP 78) 7-6 (7/5), 6-4, 6-3.

“J’aime les États-Unis!”

“Quand je suis arrivé aux Etats-Unis, je ne savais pas que ça se passerait aussi bien, alors je suis obligé de le dire: j’aime les Etats-Unis !”, a lancé le Russe de 23 ans dans un clin d'œil au public qu’il s’était mis à dos par son comportement lors de son 2e tour (mauvais geste envers un ramasseur de balles, jet de raquette et geste obscène capté sur l’écran géant du court Louis-Armstrong). 

“J’ai été un idiot”

Il avait prévenu que les copieux sifflets qui le visaient ne faisaient que le renforcer: “vous me donnez l’énergie pour mes cinq prochains matchs”, leur avait-il lancé sur un ton de défiance. Après son mea culpa appuyé - “j’ai été un idiot” - il a cessé d’être hué en quarts et en demies. Sera-t-il pour autant assez solide pour se mesurer à un “Rafa” plus athlétique que jamais et qui risque de galvaniser le public new-yorkais en sa faveur ? Réponse dans la nuit de dimanche à lundi.

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