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Les autoroutes de Los Angeles vues du ciel. © Getty Images

Je double par la droite et je passe ma vie au drive-in: 15 détails surprenants sur la conduite en Californie

BlogNotre journaliste Déborah Laurent est installée en Californie une grande partie de l’année. L’occasion pour 7sur7 de vous fournir l’information la plus rapide et la plus complète possible (merci le décalage horaire!). Et l’occasion pour elle de constater les différences culturelles impressionnantes avec notre plat pays et d’apprendre à vivre en famille loin de tous. Elle en parle sur son blog personnel Sea You Son (et sur Instagram iciFacebook ici et YouTube ici). Nous vous proposerons chaque mardi l’un de ses articles de blog ici.

Conduire dans un pays étranger, c’est souvent une expérience à part entière. On peut dire qu’entre l’endroit d’où je viens et celui où je vis aujourd’hui, j’ai fait, à ce niveau-là, un sacré grand écart. La conduite en Californie est beaucoup plus évidente qu’en Belgique.

Je vivais à Bruxelles. Bruxelles et ses créneaux obligatoires, ses petites routes à sens unique, son centre historique pavé et interdit aux voitures, les embouteillages de la petite ceinture et les PV collés à tout va. Je vis à Palm Springs. Palm Springs et ses routes désertes et hyper larges, ses places de parking dans lesquelles on entre en avant et ses feux rouges qui ne le sont pas vraiment, dans certaines situations en tout cas.

Ceux qui savent conduire en Belgique emprunteront sans angoisse les grands boulevards californiens. L’inverse, par contre, n’est pas vrai. Voici les éléments qui m’ont étonnée sur la route lors de mon arrivée ici.

On le sait quand on n’y vit pas, mais il faut quand même le voir pour constater l’ampleur de la chose. La voiture est au Californien ce que le Wifi est à un adolescent: absolument indispensable. Chaque habitant en âge de conduire possède, généralement, son propre véhicule. Je vous en parlais ici: on a vécu deux ans en Californie sans voiture. Et c’était chaud, dans tous les sens du terme. Intéressant, mais chaud.

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La bande avec le losange est la bande réservée au covoiturage. © DR

L’heure de pointe? Comment vous dire?

Le nombre de voitures sur la route a de quoi donner le tournis et les embouteillages qui en découlent aussi. D’autant que l’heure de pointe dure à peu près toute la journée. Il n’est pas rare que je prenne quatre heures pour faire les deux heures qui séparent Palm Springs de Los Angeles. L’enfer sur terre ressemble à une après-midi d’été sur la I 10 à l’arrêt. Les embouteillages que vous voyez au début du film “La La Land” ne sont pas du tout exagérés et ils sont quotidiens.

Autre surprise au sujet de la conduite en Californie: tout le monde roule à l’essence (gasoline de son petit nom ici)… et en automatique. C’est assez insolite au vu des habitudes belges. La conduite s’en trouve facilitée. Pas étonnant qu’on délivre des permis dès l’âge de 16 ans ici… Il suffit d’accélérer et de freiner. Tout le temps qu’on ne passe pas à se préoccuper du changement de vitesse et de la pédale d’embrayage, on peut donc le passer le nez sur la route. Et il vaut mieux… En tout cas sur l’autoroute.

Le truc qu’on ne verrait pas chez nous

L’autoroute fait entre 4 et 7 bandes. Les premières fois, c’est assez impressionnant. D’autant qu’on peut doubler par la droite comme par la gauche, ce qui donne un jeu de zigzag continu étourdissant. Un feu est parfois installé au niveau de la bande qui monte sur l’autoroute. Je vous explique pourquoi dans la suite de l’article à lire sur le blog et je vous parle aussi de la banque et la pharmacie en drive-in, des autoroutes qu’on peut adopter et autres faits insolites au sujet de la conduite en Californie.