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Une route en Californie. © Getty Images

La chose que je préfère par-dessus tout dans l'expatriation

BlogNotre journaliste Déborah Laurent est installée en Californie une grande partie de l’année. L’occasion pour 7sur7 de vous fournir l’information la plus rapide et la plus complète possible (merci le décalage horaire!). Et l’occasion pour elle de constater les différences culturelles impressionnantes avec notre plat pays et d’apprendre à vivre en famille loin de tous. Elle en parle sur son blog personnel Sea You Son (et sur Instagram ici et Facebook ici). Nous vous proposerons chaque mardi l’un de ses articles de blog ici.

C’est quelque chose que beaucoup vivent et dont on parle assez peu quand on parle d’expatriation. C’est pourtant l’une des choses que je préfère dans le fait d’avoir mis 9000 kilomètres de distance entre mon chez-moi originel et l’endroit où je vis désormais. Quand on est partis, on ne savait pas ce qu’on allait trouver. Ni d’ailleurs ce qu’on était venus chercher. C’était le premier article de ce blog. Deux ans plus tard, je pense avoir une partie de la réponse: c’est moi que je cherchais. Moi, telle que je suis à 34 ans.

S’expatrier, c’est se redécouvrir sans le poids des étiquettes et des jugements de ceux qui vous connaissent depuis toujours. De ceux qui ne vous ont pas vu grandir, évoluer, changer alors qu’ils marchaient tous les jours à vos côtés. Peut-être parce qu’ils avaient le nez dans le même guidon que vous et qu’ils n’ont pas pris ou eu le temps de le relever pour mesurer le chemin parcouru? 

L’expatriation, c’est se présenter aux gens sans avoir besoin de jouer le rôle qu’on vous a attribué, ce rôle qui rassure vos proches, parce que c’est comme ça qu’ils vous connaissaient quand vous étiez jeune et comme ça qu’ils savent comment vous prendre (ou croient savoir mais c’est un autre débat). 

S’expatrier c’est faire table rase de tout ce qu’on était: de la projection qu’on avait de soi-même, de ce qu’on identifiait ou croyait identifier dans le regard des gens. C’est avancer sans les mauvaises blagues, les mauvais choix, les mauvaises interprétations qui nous collent à la peau. On a beau savoir que tout ça ne nous définit pas, ce n’est pas facile à faire entendre à ceux qui sont souvent les plus proches de nous. Ce n’est pas facile de s’en convaincre soi-même parfois. 

S’expatrier, c’est aussi avoir un autre regard sur les gens qu’on aime... Pour lire la suite, c’est sur le blog que ça se passe.

  1. Comment cette plage de rêve a-t-elle pu virer à l’enfer absolu en si peu de temps?
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    Comment cette plage de rêve a-t-elle pu virer à l’enfer absolu en si peu de temps?

    Notre journaliste Déborah Laurent est installée en Californie une grande partie de l’année. L’occasion pour 7sur7 de vous fournir l’information la plus rapide et la plus complète possible (merci le décalage horaire!). Et l’occasion pour elle de constater les différences culturelles impressionnantes avec notre plat pays et d’apprendre à vivre en famille loin de tous. Elle en parle sur son blog personnel Sea You Son (et sur Instagram ici et Facebook ici). Nous vous proposerons chaque mardi l’un de ses articles de blog ici.
  2. Pourquoi roule-t-on à droite?

    Pourquoi rou­le-t-on à droite?

    Rouler à droite, c’est une assertion qui paraît évidente sauf, quand il s’agit de changer de pays pour un temps, que ce soit pour les vacances ou le travail, et que le sens de conduite se déplace soudainement à gauche. Aujourd’hui, plus de la moitié de la population mondiale conduit à droite mais de nombreux pays comme le Royaume-Uni, l’Afrique du Sud ou l’Australie, pratiquent la conduite à gauche. Voici quelques hypothèses historiques qui auraient déterminé le choix de chaque pays.