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Les trois questions à se poser avant d’oser l’expatriation

BlogNotre journaliste Déborah Laurent est installée en Californie une grande partie de l’année. L’occasion pour 7sur7 de vous fournir l’information la plus rapide et la plus complète possible (merci le décalage horaire!). Et l’occasion pour elle de constater les différences culturelles impressionnantes avec notre plat pays et d’apprendre à vivre en famille loin de tous. Elle en parle sur son blog personnel Sea You Son (et sur Instagram iciFacebook ici et YouTube ici). Nous vous proposerons chaque mardi l’un de ses articles de blog ici.

Tout quitter pour vivre à l’étranger, ça fait rêver. Et ça fait peur, aussi. Il y a cette impression qu’on va pouvoir se réinventer, repartir de zéro, envoyer valser le poids des habitudes et continuer à vivre plus léger. On imagine que s’installer dans un pays étranger, c’est presque des vacances. Je vous confirme: c’est le sentiment que l’on ressent au tout début. 

Mais au fur et à mesure que le temps passe, on a besoin de repères, on cherche une routine, on rencontre des problèmes administratifs et on est confrontés tous les jours à des incompréhensions culturelles. On arrive toujours dans un nouveau pays avec des valises bien remplies: on n’abandonne jamais notre vie d’avant, la route est toujours la même, on a juste changé de direction au carrefour. Après deux ans et demi de vie à l’étranger, voici, selon moi, les trois vraies questions à se poser si on veut réussir son expatriation.

Que suis-je prêt à sacrifier?

Quand on rêve au pays qui pourrait nous accueillir, on n’en voit que les côtés positifs. On cherche à mieux vivre, n’est-ce pas? On ne va pas s’installer dans un pays que l’on ne désire pas découvrir. On veut du soleil souvent, des grands espaces peut-être, une meilleure qualité de vie de toute façon. Mais le bonheur, ça se mérite.

Parmi les questions à se poser avant une expatriation, il y a celle-là: que suis-je prêt à sacrifier? Si vous allez gagner certaines choses en vous installant à l’étranger, vous allez en perdre aussi. Des amis, par exemple. Vous verrez très vite que l’adage loin des yeux, loin du cœur se vérifie. Et vous aurez beau vous faire des copains à l’étranger, ça ne sera pas pareil. Du moins, pas au début. Ça prend du temps de faire confiance et de partager ce qu’on a de plus intime.

En s’installant en Californie, on a perdu en vie sociale mais on a gagné en tranquillité. On est moins stressés aussi mais on a moins de pouvoir d’achat. La vie ici est vraiment plus chère qu’en Belgique. On a vécu les deux premières années sans voiture. Ce qui était handicapant au quotidien. On en louait une régulièrement mais on se déplaçait vélo tous les jours. On avait assez peu de meubles aussi. L’appartement s’est rempli petit à petit. 

Je sais que beaucoup ne pourraient pas sacrifier leur confort comme on l’a fait. Mais on est partis en connaissance de cause et du coup, au lieu de râler sur ce qu’on n’avait pas, on se réjouissait de toutes les petites choses qu’on arrivait à s’offrir en vue d’améliorer notre quotidien.

À chaque médaille son revers. Quand on s’expatrie, il faut accepter d’avoir moins d’un côté pour gagner plus de l’autre. En êtes-vous capables?

Découvrez les deux autres questions dans la suite de l’article à lire sur le blog.